Maîtriser le déroulement de la course!

Lorsque je m’aligne sur des courses plaisirs, je remarque que n’ayant aucune attente, j’exécute bien mieux chaque kilomètre en respectant les allures…

Quand vient un Marathon, c’est une autre histoire! À l’approche de la course, je suis comme un adulte passé le jour de l’an! J’oublie toutes mes résolutions et je perds le focus sur la stratégie bien établie et connue. Comment faire pour régler ce problème ?

La formation pour coach au Canada propose un cours axé sur la performance mentale. Ce cours est très intéressant au sens où il met des mots sur différents axes que l’on pratique naturellement:

  • Fixation d’objectifs: quantifiables et atteignables
  • Imagerie: Utiliser ses sens pour se projeter dans la compétition pour mieux y répondre
  • Gestion de l’énergie: « La gestion de l’énergie pour la performance mentale repose sur l’équilibre entre l’activation et le repos, via des stratégies comme les pauses actives (mouvement, respiration), un sommeil de qualité, une bonne hydratation/nutrition, et la pleine conscience, tout en planifiant les tâches exigeantes aux moments de pic d’énergie pour optimiser concentration et productivité sans surcharger le cerveau« . La méditation est même recommandée dans la formation…
  • Discours interne: toujours être positif et avoir des mantras.

Ces différents axes doivent permettre à l’athlète et son coach de canaliser l’énergie dans le bon sens et ainsi éviter d’être submergé par des forces contraires. Il est mentionné que le mental se travaille tout autant que tout autre compétence.

Fort de ces enseignements, essayons de comprendre ce qui me déstabilise le jour de course?

1 – Pression interne: le besoin de se prouver qu’on est capable de courir un Marathon

  • L’atténuation de ce risque est de se fixer des objectifs atteignables. L’aide d’un coach est souvent utile pour mettre en perspective la valeur qu’on pense avoir et la réalité. La fixation d’un bon objectif permettra certainement de progresser plus facilement sans risque de rejet / dégout.

2 – Pression pour un résultat: besoin d’atteindre un temps pour se qualifier, respecter le planning établi ou se démontrer sa valeur

3 – « Pression du groupe »: Avoir un beau narratif pour Strava et ne pas décevoir en n’atteignant pas l’objectif annoncé.

  • Les gens ne sont focussés que sur eux même, pas sur toi! (voir ci-dessus!)
  • Si le discours interne est positif, peu importe la performance que l’on rapportera. Bon ou pas, l’histoire fait partie d’un tout plus grand!
  • Se répéter que cette pression n’existe pas et que Strava est remis à zéro chaque semaine!

4 – Pression liée aux conditions: faire face aux éléments (pluie, froid, chaud…)

  • Dans ce cas, l’imagerie peut permettre de bien s’adapter aux situations.

Comment maitriser ?

Facile! Se libérer de ces pressions et comme pour le judo se servir de la force de l’adversaire !!

  • Ne pas se fixer un seul objectif mais plusieurs afin de pouvoir partir sur des plans B,C,D…
  • Ne pas porter le monde sur ces épaules. Ce n’est pas grave ce qui se passe, tout le monde se fout de votre performance. Le principal c’est le moment partagé.
  • Connaître ses limites sans tirer sur l’élastique.

Comment réussir ?

  • Rester focus un kilomètre à la fois
  • Ne pas suranalyser et se détacher des objets (équipements, montre…)
  • Ne pas idéaliser et dégonfler les enjeux: il n’y en a pas, tu n’es pas Kipchogé!
  • Rester calme, ne pas s’exciter: suivre le plan à la lettre, revenir aux fondamentaux et s’adapter aux variations.

** En cours de rédaction. A suivre **

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