Pour le Marathon de Tokyo, j’ai voyagé 9 jours avant le Marathon. Ainsi j’ai pu arriver à Tokyo pour m’acclimater au printemps et au décalage horaire. L’affutage est lancé!

1 – Décalage horaire
La première de chose à s’occuper est le décalage horaire. Il y 14h entre Montréal et Tokyo! Habitué d’aller en Europe, mes expériences de 6h ne devraient pas me servir cette fois ci!
La stratégie est de me décaler légèrement en me couchant plus tard et de m’appuyer sur la fatigue d’une nuit courte pour arriver fatigué au départ des vols qui sont au lieu au milieu de la nuit à l’heure de destination. Ainsi, je devrai être calé…
Vers le Japon (Ouest)
Cas: Être sur le fuseau du Japon dès l’entrée dans l’avion. Le décollage se fait à midi à Montréal et donc à 2h du matin au Japon. Il faut dormir!
- La semaine du départ, progressivement décaler le sommeil en se couchant plus tard. A minuit, il est 14h au Japon. En se couchant à 1h, on se couche à 15h… Ainsi on se prépare à tenir la journée plus rapidement sur place.
- La veille du départ, je fais une courte nuit pour ne dormir que 4h. Debout à 2h (16h au Japon). L’idée est ici d’être fatigué dès l’entrée de l’avion midi (2h du matin au japon)
- En arrivant dans l’avion à midi (2h du matin au japon), l’envie de dormir doit être là pour une petite sieste de 2-3 heures! Le reste du voyage, on restera éveillé pour le reste du vol. Cette stratégie peut être difficile avec les horaires de service des repas. Sur le coup, je ne saute pas de repas et je m’assure d’être réveillé pour les repas!
- En arrivant le samedi soir (16h), installation, épicerie, dodo vers 20h. En espérant ne pas être trop excité… La nuit devrait être également courte, entrecouper de phase de réveil mais il faut rester au lit tant qu’on peut. Personnellement en voyageant avec mon fils, on s’est retrouvé à faire les épiceries à la recherche de Cacao et de céréales à 2h du matin le dimanche matin!! C’est normal!
- Le Dimanche, une sortie longue est prévue!
- La journée d’arrivée veiller autant qu’on peut.
La stratégie a pas mal marché. Je ne suis pas trop frappé par le décalage comme par le passé pour l’Europe. Je me demande si ce n’est pas plus facile de prendre 14h/10h que de prendre 6h… Aussi, changement, je prends de la mélatonine au coucher (3mg). Je ne sais pas si ça aide à bien encaisser la fatigue… Je tiens jusque 19-20h assez vite. En revanche le réveil est hâtif (2h le dimanche matin puis 3h le lundi matin au jour 2, 4h le 4ème jour…).
Les activités se font de préférence en matinée. En cours d’après midi, cela devient difficile dans les premier temps.
Retour vers le Canada (Est)
Même idée! Pour la mise en oeuvre, le départ du japon à 18h45 (4h45 au Canada). Donc on essaiera de dormir dès l’arrivée dans l’avion pour finir la nuit canadienne. Ça devrait être facile mais faudra se réveiller vite pour s’aligner avec l’heure canadienne et préparer la nuit suivante et s’adapter en 2 jours pour le retour au travail!
- Décaler son sommeil en se levant de plus en plus tôt et donc, fatigué, se coucher plus tôt. Ce ne sera pas possible avec le Vendredi, la veille du départ.
- Le samedi, une fois dans l’avion: L’idée est de dormir un peu dans l’avion pour amorcer la fin de nuit au Canada.
- Assez vite, après 3h, il sera 21h à Tokyo (7h au Canada). Il faut se réveiller jusqu’à l’arrivée 17h.
- Au Canada, avec la fatigue, la première nuit devrait être pas trop mal mais on s’attend à se réveiller assez vite. Ce qui n’est pas une mauvaise chose pour être prêt pour la deuxième nuit avant la reprise!!!
2 – Acclimatation
Pas de neige, pas de -10°C à la sortie d’avion. Fini (temporairement) les leggings, les triples couches, cache cou, gants… La première sortie se fait par un temps frais au lever du jour. Il fait humide, froid. Dès que le soleil donne, c’est lourd. Quel plaisir de fouler du bitume!!!!!
3 – Entrainement
1er jour: Dimanche 22 février 2026
Course longue vers le site olympique et le palais de l’Empereur (voir Strava). Levé à 2h du matin mais avec une petite sieste sur la coup de 5h avant d’aller courir (7h). Bonne jambe mais si ça tire sur la fin des 17k. Le voyage est là. Demain ce sera repos. Petite semaine de repos avec les doubles que j’ai sauté et deux jour sans course en raison du décalage horaire qui a bouffé le Samedi:
- La sortie du Vendredi a été faite en après-midi sur une double le Jeudi.
- Pas de course le Vendredi
- Pas de course le Samedi (arrivée au soir 19h le Samedi en partant à midi le Vendredi de Montréal. Avec le décalage horaire +14h et le voyage d’autant, on bouffe une journée!!).




3ème jour: Mardi 24 février 2026
Le jardin n’est pas ouvert au lendemain du jour férié. Je retourne courir vers le Stade Olympique et sur la boucle autour de Seitoku Memorial Art Gallery et Meiji Jingu Gaien: aucune intersection sur 1,5 kilométres (Voir Strava). Au programme, 7x(1’@5k-R1′). J’en profite pour voir les vasques Olympiques des Jeux organisées par le Japon.




4ème jour: Mercredi 25 février 2026
Course dans le parc Shijunku Goen qui ouvre plus tôt la semaine avant le marathon. Pour 500 Yens (5$), on peut entrer mais courir sur un tracé limité sur l’extérieur du jardins. Certains coureurs après s’être acquitté du droit d’entrée récupère un dossard. Je n’en ai pas eu. Peut-être réservé à ceux qui paient par carte sans contact. Au programme aujourd’hui, 35′ en mode jogging. On cherche à faire du jus!



5ème jour: Jeudi 26 février 2026
40min en allure tenu (5′ au kilomètre)
Sortie vers le Parc Yoyogi. Passage devant les entrées impressionnantes du temple Meiji. L’enceinte du Temple n’est pas autorisé pour les coureurs. Donc on contourne pour aller au Parc Yoyogi. Il fait frais et j’ai pris la veste et les gants. On joue le confort. Les jambes vont bien malgré quelques tensions dans les cuisses (Quads / Ishios). Je ne sais pas trop d’où ça vient mais ça doit être le résultat de la préparation. On verra Dimanche si elles ont pu disparaître à coup de balle de massage! Je vais sortir les bas de compression…



6ème jour: Vendredi 27 février 2026
30 minutes en footing. Les jambes sont beaucoup mieux: balle de massage et bas de compression! De retour autour du Jardin, propice à courir sans trop d’intersection. Ici, les voitures roulent à gauche, les vélos roulent sur le trottoir et on ne peut pas traverser n’importe où si je me fie au gens que je croise… On reste donc bon élève! Ah et on ne peut courir que dans un sens dans le jardin. La montre indique que je suis à mon pic de forme!


7ème jour: Samedi 28 février 2026
25min en footing – En général, la veille, j’aime faire le tour des points de vue. Donc aujourd’hui direction la ligne de départ pour repérer les lieux et passage par les différents Chome de Shinjuku.



L’affutage est terminé, les préparatifs sont en cours et le jour de course arrive!